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Biographie de Louis Fréchette (1839-1908)
: Né à Lévis le 16 novembre 1839, Louis Fréchette étudie notamment au Séminaire de Nicolet, en 1859 et 1860. Très bon élève, il est admis au Cercle Littéraire de l’Académie du Séminaire. Toute sa vie, il restera attaché à son Alma mater et à l’abbé Thomas Caron, qui en deviendra le supérieur. Il écrit d’ailleurs en 1861 son poème Les pins de Nicolet, qu’on retrouve dans son premier recueil, Mes loisirs, où deux autres poèmes font allusion à son passage dans la ville des clochers. Pendant ses études en droit à l’Université Laval, Louis Fréchette collabore au Journal de Québec et agit comme traducteur à l’assemblée législative. Il devient avocat en 1864. Après avoir participé au conventum du Séminaire en 1866, il part travailler à Chicago jusqu’en 1871, en tant que secrétaire-correspondant du département des terres de l’Illinois central et rédacteur du journal L’Amérique. De retour au Québec, il se lance en politique et représente le comté de Lévis à la Chambre des communes de 1874 à 1878. À cette époque, il épouse Emma Beaudry qui lui donnera un fils, Louis-Joseph, en 1877. En 1881, Louis Fréchette et sa petite famille louent le Manoir de Nicolet pour leurs vacances d’été. Vacances aussi heureuses que ses études assurément puisque, battu aux élections de 1882, l’écrivain s’installe à Nicolet afin d’y pratiquer le droit. Les Fréchette habitent la résidence attenante au vieux collège, qui deviendra bientôt l’Académie commerciale des Frères des Écoles Chrétiennes. C’est là qu’est rédigée en très grande partie La légende d'un peuple, aboutissement de l’œuvre poétique de Fréchette. À Nicolet, celui-ci participe à la vie culturelle et intellectuelle et tient aussi salon pour ses amis d ‘Arthabaska, les Laurier, Lavergne, et Pacaud. Son séjour se termine en 1888, alors qu’il part vivre à Montréal où Honoré Mercier le nommera greffier du Conseil législatif de Québec, poste qu’il occupera de 1889 à sa mort en 1908. Auparavant, Louis Fréchette aura pu assister aux fêtes du centenaire du Séminaire en 1903. Par testament, il lègue au Séminaire son buste en plâtre réalisé par le sculpteur Alexandre Carli. |