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Waiter !
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2000 : Les prémisses
Suite au succès de
Charbonneau
et le chef, présentée par le Théâtre
des Gens de la Place dans le cadre de
l'Événement
Duplessis : ombre et lumière en 1999, la Corporation
de développement culturel de Trois-Rivières (CDCTR)
décide de poursuivre l'aventure du
théâtre
d'été à la Maison de la culture. Différents
intervenants du milieu théâtral trifluvien sont approchés.
Finalement,
François Poisson Théâtre
(FPT) et Les Va-Nu-Pieds (VNP) s'associent pour coproduire
Waiter !, de Pierre Légaré. Patrick Lacombe,
François Laneuville et France Levasseur se partagent les
rôles cet été-là, dans une mise en
scène de Stéphane Bélanger et des décors
du regretté Mario Chartier.
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La combine de Colombine
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2001 : L'an 1
Devant une réussite incontestable,
les deux compagnies fusionnent au
mois de mai pour devenir Les Barbares Obliques. (Dans le communiqué
ci-joint, remarquez le P.S. à propos du logo et notez la
date…)
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Ceux-ci produiront dorénavant
le théâtre d'été de la CDCTR, en commençant
par
La combine de Colombine, de Marc Favreau, qui demeure
dans leurs esprits leur grand
chef d'œuvre
méconnu. Ils prennent aussi en charge le
Théâtre
de rue historique du centre-ville et l'
animation théâtrale au
Lieu historique national du Canada des Forges-du-Saint-Maurice (LHNCFSM), des contrats respectivement dévolus à
FPT et aux VNP.
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Talk Radio
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2002
Les trois mêmes activités
sont de retour. Mais, après la déconfiture financière
de la production en théâtre d'été de
Talk Radio, d'Eric Bogosian, Stéphane Bélanger
quitte Les Barbares Obliques.
Seul désormais,
François Poisson oriente la compagnie vers
le
théâtre et l'animation théâtrale
historiques.
2003
Les Barbares Obliques succèdent
au Théâtre de l'Arbre-Muse dans le cadre du programme
éducatif annuel de la CDCTR qui portera dès lors le nom de
Trois-Rivières,
ville de Nouvelle-France. Pour l'occasion, François
Poisson crée
Le diable beau danseur,
un
one-man show avec marionnettes, ombres chinoises et
jeu interactif. Sa version «Corn Flakes» (i.e. sans les ombres chinoises) fait un arrêt en juillet au LHNCFSM, puis un autre en août au Centre d'exposition sur l'industrie des pâtes et papiers (CEIPP) de Trois-Rivières.
2004
Phase de développement intensive,
débutant par la création d'un
tour de ville de Nicolet en Louis Fréchette,
écrivain national (1839-1908).
Cliquez
ici pour voir... Le bûcheron Tom Caribou,
personnage de Fréchette, suit le mouvement en présentant
des condensés de
vie des chantiers au CEIPP.
L'ingénieur du Roy Chaussegros de Léry (1682-1756)
va pour sa part hanter le LHNCFSM pour parler de sa contribution au
succès des installations, notamment hydrauliques. La route de la sculpture, qui vivra le temps que vivent les roses, voit
le jour dans le cadre de la Biennale nationale de sculpture contemporaine.
Les circuits régionaux Chemin du Roy
et Vallée du Saint-Maurice sont en développement.
Tous ces nouveaux services supposent d'inévitables conflits
d'horaire :
Isabelle Coulombe commence donc sa formation afin de servir de doublure en M'ame Sauvageau (personnage fictif) au CEIPP, en Marie Le Neuf (1612-1688) à Trois-Rivières et éventuellement sur le Chemin du Roy.
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Le diable beau danseur
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Pendant les rénovations de la Maison de la culture, la version «Corn Flakes» du Diable beau danseur est présentée dans la salle communautaire derrière l'église St. James, salle qui deviendra par la suite le quartier général temporaire puis permanent des Sages Fous. À la même époque, cette version du Diable… prend la route pour une
tournée de quatre bibliothèques municipales de la rive sud : Saint-Célestin, Baie-du-Febvre (au sympathique Théâtre Belcourt de Lise et Mario), Saint-François-du-Lac et Saint-Elphège, le plus petit village de la MRC de Nicolet–Yamaska, mais la fête communautaire la plus spontanée jamais vue !
2005
Enfin un
logo ! Et un
site Internet !
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Les nouveaux
circuits régionaux Chemin du Roy et Vallée
du Saint-Maurice sont maintenant offerts. Mais ça ne lève pas : Tourisme Mauricie, qui devrait
idéalement se charger de la mise en marché, s'y
refuse : pas dans son mandat !
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Inauguration en grandes pompes de la Maison de la culture. François introduit le spectacle d'ouverture (où Fabiola Toupin chante la meilleure version d'Évangéline entendue à ce jour) en expliquant au public les améliorations scénographiques et techniques de la salle Anaïs-Allard-Rousseau… dont il ne pourra lui-même bénéficier tout de suite.
Le diable beau danseur est en effet joué cette année, toujours dans sa version dépouillée, dans la salle de répétition. En guise de consolation, celle-ci prendra l'année suivante le nom du
grand-père, Louis-Philippe Poisson, dont le nom est déjà attaché au Grand prix des arts de la scène de Trois-Rivières.
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Pythagore
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En octobre, un nouveau
contrat récurrent s'amène, pour l'Association des diplômés de l'UQTR cette fois. À tous les deux ans, le personnage de
Pythagore remet des prix du même nom à
des anciens qui se distinguent. Les textes de présentation
de François lui attirent bien des compliments.
2006
La plus grosse nouvelle de l'année est sans contredit la création du
regroupement des Tours historiques costumés du Québec (THCQ). La réunion de fondation a lieu le 4 avril 2006 à Terrebonne, fief des Services touristiques Sylvie Gagnon, en quelque sorte mère du regroupement, les Barbares Obliques ayant servi
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THCQ
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de père. Sont aussi présents Nathalie Hurtubise des Anecdotiers de Gatineau, Luc Nicole-Labrie des Services historiques Six-Associés de Québec et Éric G. Langlois, consultant en animation de Sherbrooke. Avant même la seconde réunion le 12 juin à Mascouche, un tract et un
site Internet officialisent déjà la naissance des THCQ ! C'est dire la force du nombre et le dynamisme des membres fondateurs…
Dans le cadre du 125e anniversaire de la Chambre de commerce et d'industries de Trois-Rivières, François incarne pendant une partie de l'année son président-fondateur, Alexander Baptist.
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Sentence
d'une nuit
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Il entame aussi une série de prestations comme gardien à la Vieille prison du Musée québécois de culture populaire pour leur
Sentence d'une nuit. Lui qui interprète souvent les truands comme comédien à l'École Nationale de Police du Québec (ÉNPQ), ça lui permet de passer un peu de l'autre côté des barreaux…
C'est d'ailleurs sa collègue de l'ÉNPQ Élise Rivard qui composera cette année une nouvelle Marie Le Neuf, en remplacement d'Isabelle Coulombe,
confinée à la rive sud par l'Office du tourisme
de Nicolet-Yamaska. Isabelle s'active entre autres à doter Nicolet d'audioguides, auxquels une brochette de comédiens, dont Francois, prêtent leur voix. Mais le médium de prédilection de ce dernier demeure l'autobus.
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Sur la grande
tortue
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Le boycott des
activités parascolaires par les professeurs du primaire
menace, puis torpille
Le diable beau danseur. Après des
tentatives désespérées pour sauver quelques
représentations, une réflexion débute pour
concevoir un nouveau spectacle à offrir en alternance biennale
avec
Le diable… Il porterait sur les Amérindiens.
Titre provisoire :
Sur la grande tortue.
Un gros, gros été
commence par un petit plaisir : le moment national de la Saint
Jean-Baptiste au Parc portuaire de Trois-Rivières dans la peau de Mgr Albert Tessier prononçant
un discours patriotique. Un grand bonhomme ! Le lendemain, le
marathon commence :
Théâtre de rue historique tous
les jours jusqu'au 4 septembre. Heureusement qu'Élise est là ! Seulement en juillet, Tom Caribou compte 18 présences
au CEIPP, surtout pour les enfants des camps de jour.
François Pilon sert de doublure. Ce n'est pas encore une
vraie équipe, mais au moins une aide appréciable…
2007
Le spectacle
Sur la grande tortue (titre maintenu !), sur les mythes de la création amérindiens, voit le jour sur la scène de la salle Anaïs-Allard-Rousseau. On y retrouve les mêmes ingrédients que dans
Le diable beau danseur, sans le rythme effréné : il est quand même ici question de
spiritualité. Le programme éducatif qui chapeaute ces spectacles est renommé
Au cœur de la Nouvelle-France, avec comme sous-titre
«la colonie» les années du
Diable beau danseur et
«les racines» celles de
Sur la grande tortue.
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Tour de peur
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Suite au flop de la saison étendue de théâtre de rue l'année précédente, et pour prendre congé du parler ultra-correct, des costumes historiques et de la chaleur, un
Tour de peur en soirée est proposé à l'Office du tourisme et des congrès de Trois-Rivières.
Cliquez
ici pour voir... Accepté et réalisé, c'est
un succès quasi instantané, malgré ou grâce au personnage de p'tit bum mal engueulé qui sert de guide. Il faut rapidement ajouter un second groupe (guidé par le personnage d'agent de probation de
François Pilon, bénit soit-il !) et une semaine de supplémentaires. En cette première édition, les comptes rendus des journaux font état d'un concept abandonné (le personnage de gardien de prison) ainsi que d'ajouts techniques qui ne viendront jamais.
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Après une incursion dans la peau de Mgr Albert Tessier l'année précédente, c'est maintenant dans celle du curé Chamberland (1891-1982) que se retrouve François, à l'occasion de la Soirée des Chamberland de la Corporation de développement communautaire de Trois-Rivières. Il faut savoir que le premier a écrit un livre et réalisé un film sur le second :
Le miracle du curé Chamberland. La contribution des Barbares à la Soirée est un discours du bon curé dans une des corbeilles (i.e. les loges de côté du balcon) de la salle J.-Antonio-Thompson. Mémorable !
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Tessier
et sa petite patrie
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2008
Nouvelle année de croissance. De
crise de croissance ! Alors qu'un repos salutaire serait de mise, voilà qu'on nous sert des projets sur un plateau d'argent. Le plus important a été négocié par la CDCTR avec le Ministère de la culture, des communications et de la condition féminine du Québec dans leur nouvelle entente de développement triennale. Dans ces conditions, impossible de refuser ! À partir de principes assez vagues, réunis sous l'appellation
Patrimoine dans la rue, émerge
Tessier et sa petite patrie, écrite et mise en scène par François en collaboration avec
Yannick Legault, président-fondateur de Théâtre 3-R. Doté d'un budget prévu jusqu'en 2010, ce projet suppose un nombre de représentations tel que deux équipes de trois comédiens sont nécessaires. Les deux créateurs interprètent l'abbé Albert Tessier et côtoient Steve Bédard, Kathleen Dessureault, Audrey Jacob et Frédérik Lévesque Saindon, des connaissances devenues des collègues après auditions. Et des ami(e)s depuis.
Ces quatre joyeux drilles servent également la distribution de l'autre projet majeur de cette année charnière :
Le passeur et la Marquise, écrite et mise en scène par François Poisson. Trente représentations sont prévues
en douze endroits de six municipalités, toutes situées en Mauricie sur le Chemin du Roy, qui sert de toile de fond à la pièce. Un bijou de texte que les comédiens adorent et qui est bien reçu par le public (c'est quand même important…).
Steve Bédard cumule même un troisième spectacle en s'ajoutant aux deux François pour guider le
Tour de peur, de retour après s'être mérité quelques prix
(voir Distinctions 2008).
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Pour s'assurer de la participation de Yannick en tant qu'interprète et intéresser nos jeunes comédiens, les Barbares Obliques se produisent désormais sous contrats de l'Union des artistes (UDA). Ils deviennent, pour ce faire, membres de l'Association des compagnies de théâtre (ACT). Voilà qui met fin au sempiternel débat sur le théâtre professionnel à Trois-Rivières, en ce qui nous concerne… Cliquez
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Le 9 août, à 13 h 30, pendant que François guide un autobus en Louis Fréchette à Nicolet, Yannick démarre un
Tessier… dans le Vieux Trois-Rivières avec Kathleen et Steve alors qu'Audrey et Fred tiennent leur auditoire captivé devant
Le passeur… à Champlain. La reconquête du monde par les Barbares est commencée (au cœur du Québec, à tout le moins) !
Tout un accomplissement, et beaucoup de fierté.
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Mais qui ne va toutefois pas sans quelques heurts...
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Après les maintenant habituels spectacles pour enfants de la mi-juin, auxquels on donne enfin cette année une certaine visibilité,
Le diable beau danseur va prendre l'air pour un soir à Repentigny au mois d'août.
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Jeanne L'Archevêque
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Le lendemain, à l'occasion du 20e anniversaire du décès de l'écrivaine Jeanne L'Archevêque (1901-1998) et à la demande des responsables de la Maison Rodolphe-Duguay (1891-1973), Isabelle Coulombe et François Poisson font revivre ce célèbre couple d'artistes nicolétains pour une brève mais touchante apparition dans leur propre espace de création. Un sentiment aussi fort pour François qu'à l'automne 2000, lorsqu'il avait interprété Nérée Beauchemin (1850-1931) dans la maison même du poète à Yamachiche…
De ce projet découle une tentative d'utiliser le personnage de Jeanne comme doublure pour les tours de ville de Nicolet. Un autre faux départ : il faut semer beaucoup pour récolter un tant soit peu.
À l'automne, quelques écoles tiennent à souligner l'approche du 375e anniversaire de la ville de Trois-Rivières en se donnant des thèmes historiques. Albert (à l'école Curé-Chamberland !), Benjamin et Tom vont donc successivement prendre la parole devant les tout-petits. Le 28 septembre marque la dernière sortie du personnage de
Benjamin Sulte (1841-1923), qui
«accroche sa moustache» après neuf longues et belles années. On le regrettera, mais la vie continue. Merci, Benjamin ! Le personnage de l'abbé Albert Tessier a déjà commencé à prendre la relève, Yannick ayant la préséance pour revêtir son identité.
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L'année se termine avec la naissance d'une tradition : le
party de Noël chez François, Barbare en chef. Souper communautaire bien arrosé, échange de cadeaux et jeux divers sont à l'honneur. Voilà ce que c'est que d'avoir des distributions élargies, qui travaillent ensemble intensivement, dans le plaisir. Pur bonheur !
2009
La folie se poursuit… De nouvelles collaborations porteuses d'avenir voient le jour, comme celle avec l'événement Rendez-vous Ô fleuve de Sainte-Angèle-de-Laval pour lequel est développé, au mois de mai, le personnage du capitaine Charles Bourgeois (1822-1905).
Le fleuve semble d'ailleurs nous poursuivre cette année puisque, à la demande du capitaine François Harvey, nous imaginons avec lui une
croisière historique mettant en vedette le personnage de Pierre Boucher (1622-1717 ; un revenant des tours de ville de 1997 à 2000). Le concept suppose notamment que le M/V Le Draveur (finalement, c'est plutôt un Zodiac qui s'en détache) vienne cueillir le noble gouverneur au pied de la croix de Jacques-Cartier, sur l'île Saint-Quentin. Yannick se charge de briser la glace le 1er juin. Il partagera la dizaine de croisières de l'été avec François (Poisson, pas Harvey).
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Radisson, quel Esprit !
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Contre toute logique, le 375e anniversaire de Trois-Rivières va assez peu nous occuper, alors qu'un seul nouveau projet, initié par Théâtre 3-R et devenu une coproduction des Barbares Obliques, y est relié :
Radisson, quel Esprit ! Cette pièce, écrite et mise en scène avec une précision d'horloger par Normand Godin (fils de Conrad, qui a longtemps tenu le flambeau des tours de ville de Trois-Rivières), obtient un appréciable succès d'estime.
Cliquez
ici pour voir... Yannick, qui y tient le rôle-titre, cède celui d'
Albert Tessier et sa petite patrie au talentueux Nicolas Gendron.
Isabelle Carignan, nouvelle recrue se joignant à
Radisson, remplace pour sa part Audrey Jacob dans
Tessier.
L'affluence du public pour ce spectacle gratuit en plein air est tout simplement phénoménale !
Cliquez
ici pour voir... Isabelle joue également dans l'autre spectacle développé au courant de l'été :
Une brique et un fanal, duo écrit, mis en scène et co-interprété par François Poisson. Cette commande de la CDCTR pour le mois d'août, désigné mois de l'archéologie au Québec, donne lieu à une soirée magique alors que la place d'Armes de Trois-Rivières s'emplit de spectateurs à la lueur des torches. En l'absence d'Audrey, Kathleen joue les neuf représentations du
Passeur..., partagées entre le très agréable moulin seigneurial de Pointe-du-Lac et le manoir de Niverville, passé aux mains de la CDCTR.
La saison du
Tour de peur est allongée de deux semaines, pour un total de 35 soirs, en raison du 375e. On conserve le rythme de deux groupes par soir. Tout ça mis ensemble,
ça fait beaucoup. Un exemple ? Le 15 juillet, François présente la
visite théâtrale du CEIPP en Tom Caribou à 10 h 30, le work-in-progress d'Une brique et un fanal à 12 h 10,
Albert Tessier et sa petite patrie à 13 h 30 et
Tour de peur à 21 h. Sept identités différentes à endosser en 12 heures, plus de trois heures et demie de contenu à maîtriser… Heureusement que tout ça se passe dans un rayon de 300 mètres ! Un autre exemple ? Le 1er août, entre 13 h et 22 h 30, les Barbares Obliques offrent des prestations de six spectacles différents :
tour de ville costumé de Trois-Rivières,
Albert Tessier…,
Le passeur…, la visite théâtrale du CEIPP,
Radisson, quel Esprit ! et, finalement,
Tour de peur. Cela implique notamment que, en début d'après-midi, deux Albert Tessier (Yannick et François) se croisent avec leurs groupes dans le Vieux Trois-Rivières !!
Le don d'ubiquité ? Oui, monsieur !
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Avec un tel emploi du temps, il arrive qu'on doive parfois
mettre de côté des projets pourtant très
intéressants, comme celui de tour des quartiers populaires, initié par la Démarche des premiers quartiers. Il est aussi question, avec ce même interlocuteur, de monter une grande fresque historique pour l'église Sainte-Cécile. L'esquisse du spectacle
Sanscartier est tracée, mais le projet n'aura pas de suite, vu l'état embryonnaire de l'organisation.
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Pythagore
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En octobre, Yannick succède à Patricia Powers (2005) et Yvon Laplante (2007) comme maître de cérémonie des Pythagore. La rencontre avec le lauréat Dany Dubé, analyste sportif, est particulièrement plaisante. La semaine suivante, François personnifie Albert Tessier dans le cadre d'une conférence sur la vie du grand homme présentée aux membres de la Société d'histoire de Shawinigan-Sud. Le même jour, empreint de la mémoire de Tessier, il va découvrir Tavibois, domaine que celui-ci a créé à Hérouxville, puis se recueillir sur sa tombe à Sainte-Anne-de-la-Pérade.
Il a été question en 2009 d'une fusion des Barbares Obliques avec la compagnie Théâtre 3-R de Yannick Legault. Mais, devant la perspective d'un ajout de travail sans ressources supplémentaires, Yannick étant déjà surchargé avec ses projets personnels, l'idée a été
mise en veilleuse.
2010
Le 1er janvier, après treize ans de bons et loyaux services, dont neuf sous l'égide des Barbares, nous passons à d'autres le flambeau des
tours de ville costumés de Trois-Rivières, créés jadis en collaboration avec l'Office du tourisme et des congrès de Trois-Rivières. Fatigués de répéter le même contenu, et sans relève en vue malgré bien des tentatives… La
décision fut
difficile à prendre, mais elle s'imposait.
Un peu de recul pour mieux sauter ? Pendant leur saison morte, les Barbares n'en prolifèrent pas moins à l'échelle de la planète, via Internet...
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Début juillet, première présence des Barbares Obliques au Rendez-vous des coureurs des bois de Trois-Rivières (11e édition, quand même !). Le personnage de Pierre Boucher y entretient les gens sur les obligations de la noblesse, à commencer par la famille de Tonnancour, seigneurs des lieux (Pointe-du-Lac). Bel événement, en particulier pour le festin suivi d'un bal où mets, costumes et danses d'époque sont à l'honneur.
2010, c'est l'été où tendre vers une meilleure qualité de vie, en concentrant les représentations de nos deux spectacles porte-étendards (Albert Tessier… et Tour de peur) du lundi au jeudi afin de libérer les fins de semaine. Pour compenser pour les journées manquantes sans étirer indûment la saison, certaines semaines de Albert Tessier… se font en formule intensive, à raison de deux spectacles par jour. Le départ a lieu maintenant au manoir de Niverville, rue Bonaventure, où a posé ses pénates l'équipe du CEIPP, fermé définitivement au profit de Boréalis, en construction. Cliquez
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Après un an d'absence, Yannick revient jouer Tessier… Conséquemment, Nicolas change de rôle en remplacement de Steve, pris par sa formation académique. Kathleen enceinte (ce qui ferait bizarre dans le rôle de la religieuse !), et Isabelle exilée en Outaouais, Audrey Jacob reprend le rôle qu'elle avait contribué à créer, mais seule cette fois-ci: 44 représentations ! Un vrai marathon. Et, surprise, la fin de la saison nous voit promus au rang de circuit patrimonial incontournable dans la presse nationale ! Cliquez
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Une brique et un fanal est encore au programme cette année, pour deux malheureux soirs. On tente bien d'en élargir la diffusion locale en trouvant d'autres partenaires, mais la CDCTR, qui a financé le développement du spectacle, demande l'exclusivité. Hum. De nouvelles clauses à négocier en vue… Audrey remplace Isabelle ici aussi.
Une fois la saison en marche, l'urgence de trois nouveaux contenus à développer nous rattrape. Pour son deuxième Rendez-vous Ô Fleuve, le capitaine Bourgeois délaisse le rapport au fleuve des habitants de l'Isle (Sainte-Angèle-de-Laval) au profit d'une visite du village pendant laquelle les lieux, les gens et les événements importants sont évoqués. La calèche dépasse maintenant l'église pour se rendre du quai à la caserne. Bon, un de réglé. Cliquez
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En reste deux, dont le lancement est prévu pour le même jour, cette date fatidique du 11 septembre : le tour littéraire de Nicolet et la visite théâtrale de Boréalis, plus important projet en patrimoine industriel des dix dernières années ! En reste deux, mais du temps et de l'énergie pour un seul. Il faut donc choisir. Pour le premier, l'information est dispersée aux quatre vents et la demande anticipée inconnue. Pour le second, on peut partir de ce que notre Tom Caribou racontait au CEIPP et l'augmenter en l'adaptant à ce qui risque de devenir un attrait touristique de premier plan à Trois-Rivières… Hum. Cliquez
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Le succès remporté par Boréalis jusqu'à présent nous conforte dans notre choix en sa faveur. Mais décevoir un partenaire ne se fait jamais de gaieté de cœur. La vie d'une compagnie, comme celle d'un individu, se résume à une succession de choix. Espérons, au bout du compte, en avoir fait plus de bons que de mauvais…
2011 : 10 ans déjà !
Bien de l'eau a coulé sous les ponts, et parfois même au-dessus en ces temps de changements climatiques. La compagnie ressemble toujours à ce qu'elle est devenue en 2003 : une compagnie de commandes, spécialisée dans le théâtre et l'animation théâtrales historiques. Elle survit sans subvention aucune, grâce à un modèle d'affaires d'une simplicité désarmante : concevoir et réaliser ce que ses clients se chargent ensuite de promouvoir eux-mêmes auprès de leurs publics. Exit les risques de la production, exit les frais fixes, sinon le strict minimum requis pour donner à la compagnie un visage public et acquitter les frais d'adhésion annuels de quelques organismes clés des arts, de la culture et… du tourisme. Pas de loyer, pas d'employé : que des cachets versés à des travailleurs autonomes (chargés de projets, comédiens) et autres fournisseurs des biens et services nécessaires à remplir les contrats. Très peu d'actifs, donc. Bouts de chiffons, bouts de bois, pixels ici, pixels là. Rien à perdre, tout à gagner : la liberté !
Le prix à payer ? Pas de grand développement organisationnel, pas de grand rayonnement à l'extérieur de la région, pas de création artistique pure (alors que les idées ne manquent pas. D'ailleurs, si vous avez l'étoffe d'un mécène, un spectacle drôle et dur et tendre ne demande pas mieux que de passer du rêve à la réalité. Ça s'appelle Tarawa Kalaoune et ça parle de clowns et d'extrémistes religieux, dans une langue inventée…). Bref, des contraintes de contenu, de lieux de diffusion, de mots à dire sur la mise en marché… Au total, un compromis, mais un compromis choisi. Il y a pire travail dans la vie que de fouiller l'histoire de son peuple pour mieux la faire revivre ! Voilà, les Barbares en sont là.
En 2011, Tour de peur devient Ronde de nuit, pour ne plus créer de fausses attentes par rapport au contenu qui demeure factuel et historique avant tout. Et Albert Tessier et sa petite patrie revient pour une quatrième année consécutive, avec la distribution originale s'il vous plait (Yannick, Francois, Steve, Kathleen, Audrey et Fred), dans une formule toujours plus intensive. Ajoutez quelques projets spéciaux, une grande fête pour nos 10 ans quelque part à l'automne, et vous ne serez pas loin du compte… Au plaisir !!
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